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    Suite de son histoire
    Premiers succès devant les GI's.
    Sur le"tremplin" , comme on nomme la scène du Golf,s'inspirant de ses idoles,Johnny chante des reprises et adaptations françaises du répertoire américain en s'accompagnant à la guitare.Il cherche aussi à se produire dans divers clubs,mais partout on le refuse ou il est renvoyé dès le premier soir! Il obtient obtient quand même  ses premiers succès publics en chantant pour les GI's , sur les bases américaines.
    Finalement , l'obstination de Johnny paie:il est remarqué et le 6 janvier 1960 , il signe son premier contrat chez Vogue. Son premier 45 tours sort deux mois plus tard.Loin d'être un aboutissement,c'est au contraire  le début d'une lutte acharnée pour se faire  reconnaître.Le 20 septembre de la même année,Johnny monte sur la scène de l'Alhambra,guitare en main,et attaque bille en tête avec (J'suis mordu).Le public venu là pour l'humour délicat et poétique de la vedette Raymond Devos , se demande par quoi ce jeune enragé a bien pu être mordu ! Très vite les sifflets se mettent à fuser , notamment au parterre , ou sont les places les plus chères . Johnny s'en fiche : il enchaîne avec Tutti Frutti ,puis Souvenirs souvenirs; Il se déhanche comme un diable se roule par terre, se relève...Et tout ça sans lâcher sa gratte et en continuant de chanter !
     
    Dans la salle c'est la tempête. On entend même Henri Salvador  crier : Sortez-le! C'est affreux ! Guignol ! Un bide alors?? Non : le début de la fulgurante ascension de Johnny.
     
     La suite prochainement

    Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

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  • Suite de son histoire
    Déraciné abandonné par ses parents
    Léon et Huguette se sont rencontrés dans Paris occupé. Elle, de douze ans sa cadette, est alors employée dans une crémerie de la rue Lepic. Muni des fameux tickets de rationnement, Léon s’est astreint pendant plusieurs semaines à une cour assidue pour conquérir le cœur de la belle. Belle, la maman de Johnny l’est assurément, même si, derrière son comptoir, ses atouts sont peu mis en valeur. C’est qu’Huguette, comme son futur mari, n’a pas été gâtée par le sort. Fruit des amours de sa mère avec un soldat américain, qui les abandonne sitôt la guerre de 14-18 achevée pour rentrer au pays, elle grandit dans la pauvreté. A 19 ans, elle renonce à devenir coiffeuse pour prendre cette place de vendeuse, rue Lepic. Le jeune couple s’installe dans un atelier d’artiste, au 23 de la rue Clauzel, dans le IXe arrondissement de Paris.
    La première maison de Johnny. Un foyer que Léon délaisse de plus en plus souvent, semblant se moquer éperdument de ce bébé calme aux yeux si bleus. Un jour de vaches maigres, il ira jusqu’à vendre la layette et le berceau de son fils pour aller faire bombance. Parfois, ses absences durent plusieurs semaines. Et puis, au début de l’année 1944, alors qu’il est en train de faire des courses pour sa femme, malade et alitée, il tombe par hasard sur une de ses anciennes conquêtes et part avec elle pour ne plus revenir. Johnny ne se remettra jamais de cette déchirure qui fait de lui un « déraciné », ainsi qu’il intitule le premier tome de ses mémoires. Reste que sans cette blessure, Jean-Philippe, comme s’amuse à l’imaginer Laurent Tuel dans le film éponyme, ne serait sans doute jamais devenu Johnny Hallyday.C'est sans doute une des clés pour mieux comprendre qui était Johnny Hallyday : son père. Léon Smet. Un artiste belge. Un vagabond insaisissable. Et pour le chanteur c'est  une blessure. Sans doute la blessure la plus profonde de sa vie. Ne pas avoir eu de père a marqué toute ma vie. La déchirJean-Philippe Smet est né le 15 juin 1943 à Paris. Son père, Léon est alors un artiste de cabaret bruxellois, monté à Paris avant la Deuxième guerre mondiale. Sur un coup de tête, Léon déserte le foyer familial huit mois après la naissance de son fils. Il tardera même à le reconnaître à l'état-civil.
    Jean-Philippe sera élevé par sa tante paternelle belge Hélène, qui vivait alors à Paris avec son mari et ses deux filles. Il déménagera ensuite avec cette famille d'artistes à Londres, où ses deux cousines étaient devenues danseuses de music-hall. Il sera peu scolarisé mais apprendra la musique, violon et guitare.
    Jean-Philippe Smet ,naissance banale,donc.Mais la suite l'est beaucoup moins.Car , dès le début de 1944,Lèon Smet abandonne femme et enfant pour reprendre sa vie errante de chanteur et d'acteur.A-t-il transmis à son fils le virus de la vie d'artiste,avant de disparaître? C'est possible. 
    D'ailleurs,la vie d'artiste,le petit Jean Philippe s'y retrouve plongé dés ses premières années, puisque sa mère,Huguette,obligée de se remettre à travailler,le confie à sa tante paternelle,Hélène Mar,dont les deux filles ,Desta et Manen,sont danseuses.La première ne va pas tarder à épouser Lee Lemoine Ketcham,un danseur américain connu sous le nom de scène de .........Lee Halliday(avec un i).Le trio de danse acrobatique , Desat Menen et Lee,se produit à travers l'Europe jusqu'en 1949.Il devient ensuite duo,Desta et Lee se nommant alors (( Les Halliday ))
     
    Père de coeur,Lee Halliday incarne pour Jean Philippe le rêve américain.
    D'ailleurs ,il le surnomme rapidement Johnny.Plus tard,au moment de se choisir un nom de scène,c'est naturellement que l'adolescent optera pour le nom de scène Johnny Halliday.Et il suffira d'une bête erreur de transcription pour que , sur son premier disque,il devienne Hallyday,avec deux Y.En attendant , inscrit à l'école des enfants du spectacle,le petit Johnny suit des leçons par correspondance et apprend la danse classique.A Paris , il prend aussi des cours de théâtre au Centre d'art dramatique de la rue Blanche et au théâtre du Petit Monde; Il apprend le violon,qu'il déteste et finit par échanger, contre une guitare:tout est en place pour la suite.Dés l'âge de 9 ans,le futur roi des yé-yé occupe la scène pendant les changements de costume du couple,en interprétant des chants  traditionnels français ou américains.Il monte officiellement sur scène,pour la première fois ,le 13 juin 1956,en ouverture du spectacle des Halliday à l'Atlanyic Palace de Copenhague,ou il chante La ballade de Davy Crockett,en s'accompagnant  à la guitare,habillé en cow-boy! Mais le grand  bouleversement de sa vie,c'est à 14 ans ,la découverte,avec Elvis Presley , d'une nouvelle musique qui arrive d'Amérique: le Rock'n'roll.Cette fois ,Jean Philippe Smet en est sûr : il viens de trouver sa voie,il sera Johnny Hallyday ou rien.Il se met à fréquenter assidûment ce qui est déjà le temple de la musique de la jeunesse à Paris ,le Golf Drouot,avec sa bande du quartier de la Trinité,ou il vit désormais.Il se fait de nouveaux copains,dont un certain Claude Moine.Le nom ne vous dit rien? C'est normal .......Mais si on vous dit qu'il a pris celui d'Eddy Mitchell pour devenir le chanteur des fameuses Chaussettes noires,là vous voyez mieux!
     
      La suite prochainement

    Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

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    Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

     

    Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

     Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

    Il était une fois….

    D’ou viens-tu Johnny ?

    Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

     

    Plus de 2000 couvertures de magazines lui ont été consacrées et « Salut les copains » lui a dédié celle de son premier numéro.Une légende qui commence par l’histoire d’un petit garçon de 9 ans,chantant dans la rue,avec sa guitare,des chansons de cow-boys.

     Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

    Si l’on ne devait retenir qu’un seul fait marquant de l’année 1963,ce serait à coup sûr l’éclatante consécration de Johnny comme empereur des yé-yé,comme idole incontestable et absolue.Quel parcours,quand on y pense:il y a encore quatre ans,c’était la grisaille un peu triste des années 50 et,à part les habitués du Golf Drouot,personne n’avait entendu prononcer ce nom à la fois exitant et exotique:Johnny Hallyday.Mais il a suffi que le monde change de décennie pour que ce diable blond,à la fois charmeur et terrible,surgisse tel un aérolithe et fasse exploser le monde en noir et blanc de papa.Pratiquement du jour au lendemain,toute la jeunesse de France n’a plus que son nom sur les lèvres…..ce qui n’est pas toujours du goût de leurs parents,dépassés par le phénomène!Mais le connaît-on vraiment,celui qui se proclame désormais l’Idole des jeunes?? Pas si sûr!C’est donc le moment de se poser une question toute simple:d’ou viens-tu Johnny?Cela tombe bien:c’est le titre de son premier film en vedette.Il faut d’abord tordre le cou à une légende:Johnny Hallyday ne s’appelle pas Johnny Hallyday….et ,même s’il se déhanche avec autant de fougue qu’Elvis Presley ou Gene Vincent,il n’est pas non plus américain!Vous vous souvenez peut-être de la première émission de Johnny,en 1960.Sa « marraine » Line Renaud,le présentait par ces mots: (Sa mère et Française,son père est américain.) La première partie de la phrase est juste,mais pas la seconde.Car si le père de l’idole est effectivement étranger,il est simplement ….Belge!Il s’appelle Léon Smet.

    Si les grands déchirements et les blessures de l’âme héritées de l’enfance faisaient à coup sûr les grands artistes, alors oui, Johnny devait forcément devenir celui qu’il est devenu. Une star, un phénomène inclassable, presque un dieu. Il n’est qu’à observer l’onde de choc qu’a provoquée sa disparition pour s’en convaincre : Johnny Hallyday n’a pas attendu de mourir pour devenir une légende. Si la star, comme les étoiles peuplant le ciel, est morte dans une explosion de lumière, c’est dans l’ombre, la tristesse et le dénuement qu’elle a vu le jour…

    Jean-Philippe Smet, contrairement à ce qu’il laissait entendre dans Destroy 2000, son autobiographie publiée il y a quelques années, n’est pas à proprement parler né dans la rue. Pour autant, il est des situations plus confortables pour venir au monde. Il pousse son premier cri le 15 juin 1943, au beau milieu d’une guerre mondiale, dans un Paris occupé par les forces allemandes. Il n’appellera jamais sa mère « maman ». Quant à son père, qui l’abandonne à l’âge de 8 mois, il ne le reverra que vingt-trois ans plus tard.

    Ce géniteur qui, des années après, aura une griffe de vêtements à son nom et habillera des stars hollywoodiennes comme Britney Spears s’appelle Léon Smet. Né en 1908 en Belgique, il perd son propre père dans un accident de chemin de fer peu après sa naissance. Entré au conservatoire de Bruxelles, il devient danseur avant de s’intéresser à d’autres disciplines : le théâtre, la chanson et même le cirque. Si, plus tard, l’histoire s’attardera sur son caractère de débauché, il est pour l’heure un artiste reconnu. Applaudi par Jean Cocteau, il formera notamment Serge Reggiani. Rêveur, fantasque, instable, Léon a une tendance à l’autodestruction, un penchant pour la boisson… et pour les femmes. Huguette Clerc, la mère de Jean-Philippe, sera sa troisième épouse.

    Johnny Hallyday n'a jamais appelé sa mère "maman" et ne connaîtra véritablement son père, Léon Smet, qu'à l'âge de 23 ans. Itinéraire d'un mal-aimé devenue superstar...

     

     La suite prochainement
    Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

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