• Suite de son histoire
    Déraciné abandonné par ses parents
    Léon et Huguette se sont rencontrés dans Paris occupé. Elle, de douze ans sa cadette, est alors employée dans une crémerie de la rue Lepic. Muni des fameux tickets de rationnement, Léon s’est astreint pendant plusieurs semaines à une cour assidue pour conquérir le cœur de la belle. Belle, la maman de Johnny l’est assurément, même si, derrière son comptoir, ses atouts sont peu mis en valeur. C’est qu’Huguette, comme son futur mari, n’a pas été gâtée par le sort. Fruit des amours de sa mère avec un soldat américain, qui les abandonne sitôt la guerre de 14-18 achevée pour rentrer au pays, elle grandit dans la pauvreté. A 19 ans, elle renonce à devenir coiffeuse pour prendre cette place de vendeuse, rue Lepic. Le jeune couple s’installe dans un atelier d’artiste, au 23 de la rue Clauzel, dans le IXe arrondissement de Paris.
    La première maison de Johnny. Un foyer que Léon délaisse de plus en plus souvent, semblant se moquer éperdument de ce bébé calme aux yeux si bleus. Un jour de vaches maigres, il ira jusqu’à vendre la layette et le berceau de son fils pour aller faire bombance. Parfois, ses absences durent plusieurs semaines. Et puis, au début de l’année 1944, alors qu’il est en train de faire des courses pour sa femme, malade et alitée, il tombe par hasard sur une de ses anciennes conquêtes et part avec elle pour ne plus revenir. Johnny ne se remettra jamais de cette déchirure qui fait de lui un « déraciné », ainsi qu’il intitule le premier tome de ses mémoires. Reste que sans cette blessure, Jean-Philippe, comme s’amuse à l’imaginer Laurent Tuel dans le film éponyme, ne serait sans doute jamais devenu Johnny Hallyday.C'est sans doute une des clés pour mieux comprendre qui était Johnny Hallyday : son père. Léon Smet. Un artiste belge. Un vagabond insaisissable. Et pour le chanteur c'est  une blessure. Sans doute la blessure la plus profonde de sa vie. Ne pas avoir eu de père a marqué toute ma vie. La déchirJean-Philippe Smet est né le 15 juin 1943 à Paris. Son père, Léon est alors un artiste de cabaret bruxellois, monté à Paris avant la Deuxième guerre mondiale. Sur un coup de tête, Léon déserte le foyer familial huit mois après la naissance de son fils. Il tardera même à le reconnaître à l'état-civil.
    Jean-Philippe sera élevé par sa tante paternelle belge Hélène, qui vivait alors à Paris avec son mari et ses deux filles. Il déménagera ensuite avec cette famille d'artistes à Londres, où ses deux cousines étaient devenues danseuses de music-hall. Il sera peu scolarisé mais apprendra la musique, violon et guitare.
    Jean-Philippe Smet ,naissance banale,donc.Mais la suite l'est beaucoup moins.Car , dès le début de 1944,Lèon Smet abandonne femme et enfant pour reprendre sa vie errante de chanteur et d'acteur.A-t-il transmis à son fils le virus de la vie d'artiste,avant de disparaître? C'est possible. 
    D'ailleurs,la vie d'artiste,le petit Jean Philippe s'y retrouve plongé dés ses premières années, puisque sa mère,Huguette,obligée de se remettre à travailler,le confie à sa tante paternelle,Hélène Mar,dont les deux filles ,Desta et Manen,sont danseuses.La première ne va pas tarder à épouser Lee Lemoine Ketcham,un danseur américain connu sous le nom de scène de .........Lee Halliday(avec un i).Le trio de danse acrobatique , Desat Menen et Lee,se produit à travers l'Europe jusqu'en 1949.Il devient ensuite duo,Desta et Lee se nommant alors (( Les Halliday ))
     
    Père de coeur,Lee Halliday incarne pour Jean Philippe le rêve américain.
    D'ailleurs ,il le surnomme rapidement Johnny.Plus tard,au moment de se choisir un nom de scène,c'est naturellement que l'adolescent optera pour le nom de scène Johnny Halliday.Et il suffira d'une bête erreur de transcription pour que , sur son premier disque,il devienne Hallyday,avec deux Y.En attendant , inscrit à l'école des enfants du spectacle,le petit Johnny suit des leçons par correspondance et apprend la danse classique.A Paris , il prend aussi des cours de théâtre au Centre d'art dramatique de la rue Blanche et au théâtre du Petit Monde; Il apprend le violon,qu'il déteste et finit par échanger, contre une guitare:tout est en place pour la suite.Dés l'âge de 9 ans,le futur roi des yé-yé occupe la scène pendant les changements de costume du couple,en interprétant des chants  traditionnels français ou américains.Il monte officiellement sur scène,pour la première fois ,le 13 juin 1956,en ouverture du spectacle des Halliday à l'Atlanyic Palace de Copenhague,ou il chante La ballade de Davy Crockett,en s'accompagnant  à la guitare,habillé en cow-boy! Mais le grand  bouleversement de sa vie,c'est à 14 ans ,la découverte,avec Elvis Presley , d'une nouvelle musique qui arrive d'Amérique: le Rock'n'roll.Cette fois ,Jean Philippe Smet en est sûr : il viens de trouver sa voie,il sera Johnny Hallyday ou rien.Il se met à fréquenter assidûment ce qui est déjà le temple de la musique de la jeunesse à Paris ,le Golf Drouot,avec sa bande du quartier de la Trinité,ou il vit désormais.Il se fait de nouveaux copains,dont un certain Claude Moine.Le nom ne vous dit rien? C'est normal .......Mais si on vous dit qu'il a pris celui d'Eddy Mitchell pour devenir le chanteur des fameuses Chaussettes noires,là vous voyez mieux!
     
      La suite prochainement

    Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

    Il était une fois.....100% Johnny, le best of des années "Salut les copains".

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 21 Janvier à 14:15

    Même  si  on  connaît,  c'est  super  de nous  faire  une  piqûre  de  rappel.  Merci  ma Bichette

    2
    Jeudi 25 Janvier à 20:44

    Bonjour Lara et merci pour tous ces récits de la vie de Johnny Hallyday et ces chansons.

    De plus le blog est bien conçu et décoré ; on ne dirait pas qu'on est sur Eklablog...

    Bonne continuation et à bientôt :-) 

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